Chères et chers camarades,
À l’heure des messages courts et des pensées hâtives, ce texte peut sembler long. Et il l’est. Mais ce que j’ai à dire ne tient pas dans un soupir. Il a besoin d’espace pour rester juste.
Sollicité, questionné, parfois bousculé ces derniers jours, je préfère éclaircir les choses une bonne fois pour toutes plutôt que de répéter les mêmes explications. Alors je vais dire ce qu’il en est, tel que je le perçois, et en espérant parfois me tromper, et pourquoi tout cela a aujourd’hui du sens pour moi. Sans détour.
Il est des mots que l’on emploie trop légèrement, et d’autres que l’on hésite à affronter.
Voilà maintenant un peu plus de quinze jours, qu’une nouvelle intervention discrète, respectueuse et non dégradante a été menée à l’arrêt Chavant de Grenoble.
Il y a dans certaines postures un cynisme froid, presque méthodique, qui tente de faire oublier la gravité des faits en s’abritant derrière le silence ou la posture du « chevalier blanc ».