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3 commentaire(s)
Charlet
Charlet 2 semaines plus tôt
Chers Jérémie, Stéphane et Henri,
Messieurs le Député, Conseiller Régional et Président de la CC Grésivaudan,

Mercredi dernier en pleine après midi un cycliste de mon âge a été tué par un automobiliste à la jonction entre la voie sur berge de l’Isère et la route Goncelin-Le Touvet, évènement qui n’a fait qu’une « brève » dans le Dauphiné Libéré.

Combien de morts de ce type seront nécessaires pour que les bagarres d’appareil et à l’Assemblée déplorées (comme moi) par Stéphane et Jérémie laissent la place à des décisions très locales toujours remises à plus tard (n’est-ce pas M. Le Président de la CCG) savoir la création d’une piste cyclable sûre reliant le Touvet à la gare de Goncelin, piste dont l’absence a poussé nombre de personnes dont moi-même à participer pendant 33 ans aux embouteillages autoroutiers vers Grenoble chaque matin plutôt qu’à prendre les transports publics ?

Dans un premier temps la jonction pourrait être améliorée. Certes tous les cyclistes vous sont redevables de la belle piste cyclable suivant les berges de l’Isère, mais ladite jonction est très dangereuse car en épingle à cheveux très serrée pour toute personne venant ou allant au Touvet. Pourquoi ne peut-on faire ce que toutes les autoroutes ont fait il y a 20 ans, à savoir construire aux bretelles de longues voies permettant aux automobilistes de se mettre à la vitesse du flux avant de s’y intégrer sans risque ? Il faudrait à minima faire à cette jonction une voie cyclable au moins sur un coté (à indiquer sur la voie sur berge) permettant sans risque d’y descendre ou d’en sortir. Ma femme, qui est passé sur la voie sur berge juste après l’accident, m’a prédit la même fin que ce pauvre homme que je ne connais pas, dans l’état actuel de la jonction.

Bien à vous

Laurent Charlet
Professeur d’Université émérite

CC : Franck Pourchon, Pierre Bancilhon, GRENE
1 semaine plus tôt
Cher Laurent,

Merci pour votre message.

Votre interpellation pose une question de fond qui dépasse malheureusement le seul drame que vous évoquez : celle de la cohérence réelle de nos politiques de mobilité et de l’attention portée aux usages du quotidien.

On parle beaucoup de transition écologique, de report modal, de vélo du quotidien ou d’accès aux transports collectifs. Mais ces objectifs perdent une partie de leur sens lorsque des portions entières de parcours restent vécues comme dangereuses par celles et ceux qui les empruntent.

Je pense en effet qu’il faut davantage regarder les continuités, les raccordements, les zones de croisement et les usages réels, et pas uniquement additionner des infrastructures pensées séparément les unes des autres.

Votre message a le mérite de rappeler qu’au-delà des grandes déclarations publiques, ce sont parfois des décisions très concrètes et très locales qui changent véritablement la vie, ou évitent des drames.

Je vais relayer les éléments que vous soulevez et regarder avec attention ce qui peut être porté concernant cette situation.

Bien cordialement,

Stéphane Gemmani
Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes

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