Chères et chers camarades,
À l’heure des messages courts et des pensées hâtives, ce texte peut sembler long. Et il l’est. Mais ce que j’ai à dire ne tient pas dans un soupir. Il a besoin d’espace pour rester juste.
Sollicité, questionné, parfois bousculé ces derniers jours, je préfère éclaircir les choses une bonne fois pour toutes plutôt que de répéter les mêmes explications. Alors je vais dire ce qu’il en est, tel que je le perçois, et en espérant parfois me tromper, et pourquoi tout cela a aujourd’hui du sens pour moi. Sans détour.
Il faut écouter, et surtout réécouter, l’intervention de Jérôme Guedj. En entier.
Je veux ici partager un malaise. Un malaise profond, non sur l’intention, mais sur l’instrumentalisation.
Ce qui devait être un levier de santé publique et de transition écologique s’est transformé en une mauvaise réponse à une vraie question.
Le droit de mourir dans la dignité n’est pas une défaite du droit de vivre. Il en est peut-être l’examen le plus sincère.
Depuis des décennies, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) alerte, propose, explique, accompagne.