Je fais partie des 100 premiers signataires
Je fais partie des 100 premiers signataires. Et je l’assume pleinement.
J’ai signé parce que je veux une vraie confrontation démocratique, des règles claires, un choix net, puis un rassemblement derrière celui ou celle qui l’emportera. Pas une candidature façonnée dans l’ombre des appareils.
Une primaire n’a de sens que si elle tranche démocratiquement et si, ensuite, chacun respecte le choix qui a été fait.
La gauche a-t-elle encore le luxe de se regarder elle-même ?
Mais une question finit par s’imposer : la gauche a-t-elle encore le luxe de se diviser, de se regarder elle-même et de jouer à ces petites stratégies ?
Continuez ainsi, et vous continuerez surtout à perdre ceux qui devraient être au centre de tout : les classes populaires, les classes moyennes, les déshérités, celles et ceux qui travaillent, qui comptent, qui souffrent et qui ne croient plus que la gauche parle encore pour eux.
Pendant ce temps, l’extrême droite avance. Et une partie de la gauche radicale nourrit elle aussi cette mécanique de confrontation dont chacun prétend ensuite s’indigner.
La gauche ne retrouvera pas le pays en passant son temps à parler d’elle-même.
Mon choix est fait
Mon choix, lui, est fait : je soutiens Raphaël Glucksmann.
Pour son engagement européen, républicain et social-démocrate, pour sa clarté face à LFI, pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, mais aussi parce qu’il apporte quelque chose devenu rare : de la fraîcheur, de la liberté et un regard qui n’a pas été façonné par les appareils.
Ce soutien est un choix politique. Il n’est ni une soumission ni un blanc-seing. Soutenir, c’est aussi rester libre, exigeant et capable de dire ce que l’on attend de celui que l’on choisit.
Aller au bout pour donner une légitimité incontestable
Et quand Raphaël Glucksmann sortira vainqueur de cette primaire, sa légitimité sera entière. Personne ne pourra revenir sur ce choix.
C’est aussi pour cela qu’il faut aller au bout.
Parce qu’une primaire réellement démocratique ne doit pas être un nouvel épisode de la guerre des appareils. Elle doit permettre de choisir une orientation, une personnalité, puis de créer les conditions d’un rassemblement.
À un moment, il faudra cesser de compter les chapelles, les motions et les fidélités internes pour recommencer à compter les salaires, les loyers, les fins de mois, les déserts médicaux, les services publics qui disparaissent et toutes ces réalités qui éloignent chaque jour davantage une partie du pays de la gauche.
Il faut aller au bout pour que la gauche cesse de se contempler et recommence à parler au pays.
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