Ligne de Crête

Une loi intégrale exige un engagement intégral

Une parole vive pour penser le présent, nommer les faits et imaginer demain.

Nous savons aujourd'hui repérer de nombreux signaux d'alerte, former les professionnels et mieux accompagner les victimes. Pourtant, les violences faites aux femmes et aux enfants continuent de briser des vies. Soutenir une loi intégrale est une nécessité. Mais une véritable cohérence exige aussi que les élus s'appliquent à eux-mêmes les principes qu'ils défendent pour les autres. C'est le sens de ma proposition d'attestation d'honorabilité des élus.
Pour une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants
La protection des femmes et des enfants ne peut plus être une priorité de circonstance. Elle doit devenir une exigence permanente.

Faire de la protection une exigence collective

Nous continuons à pleurer des femmes assassinées, des enfants brisés, des vies détruites.

Pourtant, nous connaissons de mieux en mieux les mécanismes des violences. Nous savons repérer de nombreux signaux d'alerte. Nous disposons de professionnels engagés, d'outils, de formations, de rapports, de préconisations et d'expériences de terrain.

Ce qui manque encore trop souvent, ce n'est pas la connaissance. C'est la capacité collective à en tirer toutes les conséquences avec constance, exigence et courage.

Une loi intégrale contre les violences

Je soutiens pleinement l'ambition d'une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Parce que ces violences ne sont pas une succession de faits divers. Elles constituent un phénomène profond qui traverse toute notre société et qui exige une mobilisation de tous les instants.

Justice, police, école, santé, prévention, accompagnement des victimes, protection de l'enfance : aucun maillon ne peut manquer.

C'est tout le sens d'une approche véritablement intégrale.

L'exemplarité doit aussi concerner les élu.e.s

Mais à mes yeux, cette ambition doit aller encore plus loin.

Elle ne sera pleinement accomplie que lorsque le monde politique acceptera lui aussi de s'appliquer les exigences qu'il demande à l'ensemble de la société.

C'est pourquoi je continue de défendre la mise en place d'une attestation d'honorabilité pour les élus.

Non parce que les élus seraient par nature plus suspects que les autres.

Mais parce qu'ils ont une responsabilité particulière. Ils votent des lois, recrutent des collaborateurs, désignent des responsables, président des structures, attribuent des délégations et portent des politiques publiques qui concernent parfois les publics les plus vulnérables.

Une exigence démocratique

Signer une attestation d'honorabilité ne serait pas seulement attester de son propre comportement.

Ce serait affirmer publiquement son engagement dans ce combat.

Ce serait reconnaître que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants exige une vigilance permanente dans tous les domaines dont nous avons la responsabilité.

L'exemplarité n'est pas une sanction. Elle est une exigence démocratique.

Elle est aussi une manière de dire aux victimes que nous sommes prêts à nous appliquer à nous-mêmes les principes que nous défendons pour les autres.

La lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants ne peut connaître aucune exception. Pas même dans les lieux où se prennent les décisions.

Car une société progresse lorsque chacun prend sa part.

Et ceux qui exercent des responsabilités publiques ont le devoir d'être parmi les premiers à montrer le chemin.

Pour aller plus loin

La protection des femmes et des enfants exige aussi une exemplarité sans faille de celles et ceux qui exercent des responsabilités publiques.

C'est le sens de la proposition que je porte en faveur d'une attestation d'honorabilité pour les élus.

Découvrir la proposition

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