Dans ce geste tient tout : la fatigue d’obéir, la lassitude des corps enfermés, la révolte muette des vies confisquées. Elle ne brûle pas un homme. Elle brûle un ordre. Elle dit, sans slogan, sans discours : je ne vous appartiens plus.
Alors le pouvoir coupe l’Internet, comme on éteint la lumière dans une prison. Mais on n’éteint pas un peuple. La liberté ne circule pas par des câbles : elle passe par les veines, par les regards, par cette part indomptable qui survit même sous la cendre.
L’Iran ne s’embrase pas. Il se souvient qu’il est vivant.
Et quand un peuple cesse de croire aux idoles qu’on lui impose, quand il ose transformer la peur en flamme, la révolution n’est plus un mot : elle devient une respiration…
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