Un combat qui a changé de visage, pas d’urgence
Rencontre aujourd’hui avec Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset et président de Grenoble-Alpes Métropole, aux côtés de Jean-Luc Romero, pour parler d’un combat qui, depuis plus de quarante ans, a changé de visage sans jamais perdre son urgence : la lutte contre le VIH et le sida.
La science a énormément avancé. Elle nous permet aujourd’hui d’entrevoir ce qui semblait autrefois inaccessible : mettre fin au sida comme menace pour la santé publique à l’horizon 2030.
Mais la médecine, aussi puissante soit-elle, ne peut pas tout. Il faut aussi une volonté politique, parce que derrière chaque dépistage qui n’a pas lieu, chaque personne éloignée de la prévention ou du soin, il y a souvent des inégalités, de la précarité, de la peur ou des discriminations.
La médecine peut faire reculer le virus. Mais il faut aussi de la politique pour faire reculer les inégalités qui l’accompagnent.
95-95-95 : derrière les chiffres, des vies
L’objectif des « 95-95-95 » reste à cet égard un cap très concret : 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissant leur statut, 95 % des personnes diagnostiquées bénéficiant d’un traitement et 95 % des personnes traitées ayant une charge virale supprimée.
L’ONUSIDA maintient cette ambition dans sa stratégie vers 2030.
Paris a montré combien une mobilisation locale pouvait compter : prévention, dépistage, accès aux traitements et engagement politique ont accompagné une baisse d’un tiers des nouveaux diagnostics en dix ans.
Pour aller plus loin
Retrouver la stratégie mondiale de l’ONUSIDA vers 2030 et le bilan de dix années de mobilisation parisienne contre le VIH.
Stratégie de l’ONUSIDA L’expérience parisienneLa santé se joue aussi en dehors des lieux de soins
Grenoble-Alpes Métropole n’a pas vocation à se substituer aux acteurs sanitaires. Mais elle agit là où se joue aussi la santé : dans la cohésion sociale, la politique de la ville, l’accès aux droits et aux soins, l’insertion, le logement et la lutte contre les discriminations.
Son contrat de ville fait d’ailleurs explicitement de la santé et de l’accès aux soins des enjeux de cohésion sociale.
C’est donc sur ces passerelles que nous pouvons réfléchir ensemble.
Aujourd’hui n’était pas un aboutissement mais une première conversation, et peut-être le début de quelque chose d’utile.
Grenoble-Alpes Métropole
Cohésion sociale, politique de la ville, santé, accès aux droits et aux soins : retrouver les champs d’intervention de la Métropole.
Découvrir les missions de la MétropoleEt puis il y avait Jean-Luc
Et puis il y avait Jean-Luc.
Plus de trente ans que nos chemins se croisent, que nous partageons des combats, des convictions, parfois simplement des morceaux de vie.
Le temps emporte beaucoup de choses ; il en révèle aussi certaines.
Parmi elles, la valeur des fidélités qui ne demandent rien, des amitiés qui ne calculent pas et des hommes qui continuent d’avancer quand d’autres auraient renoncé depuis longtemps.
Jean-Luc est de ceux-là.
Alors après plus de trente ans de route commune, je forme un souhait très simple : qu’il nous reste encore beaucoup d’années, beaucoup de combats et quelques belles victoires à partager.