Ce 14 février au matin, dans le contexte de libération de la haine, du racisme et de l’antisémitisme, mon fils a découvert notre boîte aux lettres recouverte d’un tag : « Rital de merde. On te loupera plus ».
Même si je n’ai pas voulu faire tout de suite de rapprochement, comment maintenant ne pas ramener ce fait récent à celui du 8 décembre dernier, alors que je me rendais tôt ce matin là à mon travail, et ou j’ai croisé le chemin d’un petit commando dont le dessein a consisté en l’espace d’une poignée de seconde, à me jeter violemment au sol et à prendre la fuite sans afficher explicitement une autre forme de motivation pécuniaire ou d’ordre public. Une poignée de secondes qui m’ont causé quelques dermabrasions et une fracture ayant entrainé une ITT qui le 10 mars prochain arrivera à trois mois.
Depuis quelques temps, sous mes fenêtres où en périphérie, je suis la cible de menaces et d’invectives de la part d’individus qui pour certains ne masquent pas la dimension politique de leurs initiatives.
L’ayant déjà fait notamment concernant l’agression du 8 décembre et à d’autres moments à travers d’autres plaintes où main courante, j’ai décidé cette fois-ci de ne pas déposer plainte. Mais je tiens néanmoins à adresser aux agresseurs et aux fauteurs de haine le message suivant : leurs menaces ne font que renforcer ma détermination à continuer mon engagement public. Je mettrais tout en œuvre pour qu’ils soient retrouvés, identifiés, poursuivis et condamnés.
Conscient que je ne suis pas le seul à subir ces agressions, et par ce message, je veux aussi alerter le Préfet de l’Isère, le Maire de Grenoble, le Président de notre Région, ainsi que toutes celles et ceux qui se présentent comme « des responsables politiques », des intentions que certains animent dans cette situation inédite, et qui reste très violente à vivre pour nos familles et les élu.e.s.que nous sommes.
Commentaires
M.Stéphane Gemmani,
Sommes de tout coeur avec vous M.Stéphane Gemmani...Mais s'il vous plaît : veuillez déposer une nouvelle fois une plainte pour ces nouveaux ( et honteux ) faits ; il n'y pas d'autres moyens pour que les forces de l'ordre et la Justice fassent leur travail.
Tenez bon ; nous sommes avec vous !
Bien cordialement
David PUGA-COMBE