Si nous ne faisons rien, cette colère ne s'arrêtera pas. Et nous partons de loin sur ce terrain ; l'État y est malheureusement bien mal placé pour comprendre seul la situation, tant est grande la distance entre les personnes disposant d'un emploi à vie qui sont d'un côté du guichet, et la précarité et le désespoir de celles et ceux qui sont de l'autre. Des arbitrages doivent être engagés et une concertation fondatrice doit s’engager rapidement, afin que l'ordre républicain et la justice sociale et fiscale dans l'ensemble du territoire soit rétabli.
Pour cela il est maintenant impératif :
- de nommer des conciliateurs dans chaque départements/régions afin que le lien avec les manifestants dans le cadre de dispositifs régionaux se recrée, en favorisant l’organisation du dialogue social, et en faisant des Cahiers de doléances, des propositions, des idées,
- de mettre en place immédiatement un moratoire sur les nouvelles dispositions fiscales et évaluer celles-ci et leurs réelles impacts sur le pouvoir d’achat des français.es,
- de mettre à l’étude rapidement des mesures fiscales avantageuses sur les charges pesant sur les différents modes de transport, afin de favoriser et développer ceux en commun (Ter, train, bus, lignes spéciales, gratuité, etc.)
- de mettre en place un véritable plan Marshall sur les conditions d'existence,
Ici le gouvernement, les collectivités et les communes doivent agir sans délai.
L'État devra fixer un calendrier de mise en place des réformes, dans lequel une première étape, importante, est un état des lieux, qui doit être fait avec l'ensemble des acteurs et donc des États généraux qui devraient se tenir dans les 3 mois proposés par le gouvernement, en s'appuyant, notamment, sur les expériences des territoires et de leurs acteurs, élus ou non.