Alors que notre Région est la première région hydroélectrique d’Europe et que l’énergie hydroélectrique permet à Auvergne-Rhône-Alpes d’atteindre 40% d’énergie renouvelable dans la consommation électrique finale, cette filière n’est mentionnée nulle part dans le rapport.
La responsabilité de notre collectivité vis-à-vis de cette filière est pourtant majeure : sur les seuls départements rhônalpins, on dénombre 465 installations hydroélectriques concourant à la production de 70% de la production hydroélectrique nationale.
Auvergne-Rhône-Alpes est également le berceau d’un savoir-faire de haute technologie en matière d’hydroélectricité que nous devons défendre.
Alors que le Gouvernement ouvre la porte à la libéralisation des installations hydroélectriques et cautionne le plan social mené au sein de General Electric Hydro Grenoble (345 emplois menacés sur 800), notre Région doit peser de tout son poids pour ne pas laisser la régulation de cette filière aux seules contraintes de la concurrence du marché.
L'exécutif de la région semble nous avoir entendu, et vouloir mettre les filières d’énergie renouvelable au centre des ambitions pour l’aménagement durable de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Compte tenu de l’importance de la filière hydroélectrique sur notre territoire, nous avons demandé un réel engagement de la Région en faveur de cette filière, dans le cadre du SRADDET, en ajoutant dans le gras du rapport qu' à ce titre, la filière hydroélectrique doit faire l’objet d’un plan d’actions régional spécifique, à la fois pour participer aux investissements nécessaires à la rénovation des installations et pour garantir, aux côtés des partenaires locaux, le maintien d’une maîtrise publique de cette filière sur le territoire régional.