Exposé des motifs :
L’Hyperloop est un projet de recherche industrielle lancé en 2013 par l’ingénieur américain Elon MUSK. Celui-ci le définit comme un cinquième mode de transport, en plus des bateaux, des avions, des voitures et des trains.
Il s’agirait d’un double tube surélevé dans lequel se déplacent des capsules transportant des voyageurs et/ou des marchandises, à une vitesse pouvant atteindre jusqu’à 1200 kilomètres à l’heure, pour un coût de construction estimé à 18,4 millions d’euros par kilomètre.
Un tel dispositif, capable d’effectuer le trajet entre Paris et Marseille en 40 minutes ou celui de San Francisco à Los Angeles en 35 minutes, pourrait constituer une véritable révolution des modes de transport, et une ouverture massive du champ des possibles en matière de mobilités. Avec pas moins de quatre métropoles majeures dans notre région, les perspectives d’aménagement du territoire rendues possible par l’Hyperloop nous conduisent à un changement de paradigme sans précédent.
Il s’agit sans doute de la plus grande innovation de transports rapides de biens et de personnes depuis le TGV. Ainsi, et sans nier les nombreuses difficultés d’applications pratiques, le sujet mérite d’être sérieusement étudié. Les projets de liaison à travers le monde se multiplient : New-Delhi-Bombay en Inde, Pittsburg-Chicago aux Etats-Unis, Eilat-Tel-Aviv en Israël, Shangaï- Hangzhou en Chine ou encore Dubaï-Abu-Dhabi en 12 minutes. L’Europe n’est pas en reste : Helsinki-Stockholm ou Glasgow-Cardiff.
Actuellement, une piste d’essai a été construite dans le Nevada pour permettre les premiers essais. Plusieurs entreprises sont en concurrence pour l’exploitation commerciale de l’Hyperloop. L’une d’entre elle, Hyperloop Transportation Technologies, a annoncé fin mars 2017 avoir commencé la construction d’une capsule. La fabrication se fait en Espagne, l’assemblage se fera à Toulouse. La SNCF a par ailleurs participé à une levée de fonds à hauteur de 80 millions de dollars réalisée par la start-up américaine Hyperloop One qui travaille également sur ce projet. Au niveau de la région, une équipe composée d’élèves de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint Etienne, travaille à la réalisation d’un prototype du même genre sous la direction de l’enseignant chercheur Christian BRODHAG. Nombreux sont donc les acteurs qui se saisissent de la question de l’Hyperloop, parmi lesquels la région Occitanie qui souhaite à terme développer un tube permettant d’effectuer le trajet Toulouse-Montpellier en 24 minutes.
Dispositif :
Convaincu de son potentiel en matière d’aménagement du territoire et de transition énergétique, le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes soutient le projet d’hyperloop et prendra sa part dans le développement de ce projet novateur. Il formulera à la SNCF une proposition d’accompagnement dans les expérimentations en cours sur ce projet.