La question d’un armement de la police municipale la nuit et d’un nouveau développement de la vidéosurveillance a été posée à Grenoble.
La sécurité est un sujet majeur, nos concitoyens nous demandent d’agir face à des faits de délinquance et dans le même temps, le coût des assurances flambe. Notre Municipalité se doit d’agir : des solutions d’urgence mais aussi de long terme ont été et doivent encore être apportées...
L’armement de la police municipale n’est pas qu’une simple évolution « technique ».
Elle doit conduire à un changement de la nature même de la mission des policiers municipaux, et doit poser différentes questions concernant un éventuel désengagement de la police nationale, la sécurité des agents eux-mêmes, leur formation … Il apparaît par ailleurs qu’il n’y a pas de consensus en France sur cette question de la part du Ministère de l’Intérieur, des professionnels du secteur, des élus ou des syndicats.
Concernant la vidéosurveillance, une évaluation du dispositif déjà en place est en cours. Même s’il peut paraître prématuré de décider de son développement à ce stade, nous pouvons déjà évaluer sérieusement l’efficacité des caméras déjà installées : statistiques sur l’évolution du nombre de faits de délinquance dans les quartiers concernés et du nombre d’affaires résolues, évaluation de l’effet de « report » de la délinquance, coût complet du dispositif (caméras, maintenance, moyens humains), perception des habitants, …Il convient de souligner qu'une partie non négligeable concerne les feux tricolores et contribue donc à améliorer la sécurité des piétons, cyclistes et automobilistes.
Il est indispensable de développer raisonnablement la vidéosurveillance. Cette nouvelle implantation cible des équipements neufs ou rénovés et nous permettra de faire des économies substantielles notamment en matière d'intervention de réparation du mobilier urbain. Ce renforcement nous permettra également de pouvoir négocier des frais d'assurance à la baisse quand les collectivités sont confrontées à des primes et des franchises qui s'envolent littéralement et sont à la charge de la Ville, donc des contribuables.
Sur ces deux sujets, il nous paraît indispensable de ne pas céder aux solutions en apparence simples à mettre en oeuvre mais qui ne seraient pas réellement efficaces.
Une meilleure définition du partage des missions entre police nationale et police municipale nous paraît nécessaire, ainsi que le développement des moyens humains, et pas seulement de sécurité (éducateurs, agents de médiations, …) dans tous les quartiers de la ville.
Gilles Casanova sera parmi nous pour nous apporter un regard plus global sur la "chaîne de la sécurité". Bien qu'ayant exercé l'essentiel de son activité professionnelle dans le privé, ce sont ses expériences au sein des cabinets ministériels de l'Intérieur, de la Défense et de la Justice qui nous apporteront un éclairage plus global sur le thème de la soirée. il a en outre participé aux côtés de Jean-Pierre Chevènement à la mise en place de la police de proximité supprimée depuis par Nicolas Sarkozy.
Jérôme Safar quand à lui interviendra en tant qu'adjoint à la sécurité de la Ville de Grenoble pour un témoignage sur l'action municipale en matière de sécurité, sur les choix retenus pour la ville, leurs articulations avec la politique nationale et plus largement les incidences de ces choix.
Nous avons souhaité inscrire dans le déroulé une représentation des groupes suivants du conseil municipal de Grenoble qui ont répondu favorablement à notre sollicitation /
Groupe Communiste, Groupe Ecologie et Solidarité, Groupe GO Citoyenneté, Groupe Sociaux Démocrates, Groupe Société Civile.
Chacun leur tour, ils témoigneront de la position de leurs groupes respectifs.
Enfin, le public sera invité à poser des questions aux intervenants.
Le Rassemblement des Ecologistes et Démocrates Sociaux organise un cycle de conférences/débats afin de porter des questions sur la place publique.
L'accès à ces conférences est libre et non payant. La présence de personnalités expertes sur les sujets abordés permettra à chacun d'avoir des éléments d'éclairage supplémentaires sur les thèmes retenus. Il est prévu que le public puisse poser des questions. Un temps d'échange libre avec la salle suivra une première partie plus structurée.
Cette première conférence/débat sera suivie de deux autres les 24 octobre et 21 novembre. Vous pouvez déjà réserver vos soirées, nous communiquerons sur ces deux sujets rapidement.
A l'heure où nous écrivons, Les sujets qui seront abordés sur ces deux prochains rendez-vous sont encore en cours de finalisation.
Pour enrichir le débat, nous avons fait le choix d'inviter deux intervenants qui pourront, forts de leurs expériences, vous faire part de leurs points de vue et vous dresser un état des lieux de la situation actuelle. Dans notre format d'organisation, nous tentons d'avoir toujours au minimum un regard local et un autre plus global. Ces témoins, après avoir donné leurs visions de la question, répondent aux questions qui sont posées par les autres intervenants et par la salle.
Il nous semble que de permettre ce temps d'échange avec des personnes de différentes sensibilités pourra aboutir à une meilleure compréhension des enjeux et des moyens mobilisables.