Le texte se réservait le droit de maintenir dans une structure d'hébergement d'urgence les personnes "qui peu(vent) justifier de la régularité de (leur) séjour sur le territoire".
L'arrivée du nouveau chef de l’état, suppléait par Brice Hortefeux, ne me laissait douter à aucun moment du durcissement, notamment sur les contrôles, mais je ne pouvais penser que l'hébergement déjà insuffisant, serait touché.
Comme dans la plupart des centres d'urgence, c'est le principe de l'accueil inconditionnel qui prévaut.
Les permanents s'informent de la régularité du séjour des hébergés mais n'en font jamais un critère d'inscription.
M. Mariani, son concepteur, souhaitait décourager "un flux d'immigration motivé par le souhait de bénéficier de ce dispositif comme prélude au droit au logement opposable".
Il invoque lui aussi le manque de places et le fait que certains centres d'hébergement prennent les premiers arrivés et certaines personnes en règle passant après les sans-papiers ; l'hébergement de très courte durée n'étant pas mis en cause.
Remettre à la rue ces personnes dans des conditions dramatiques, sans papiers, sans toit, sans possibilité d'aide, ne ferait qu’engendrer des conséquences sanitaires désastreuses, et pour le publique concerné, et pour la population en générale.
Aujourd’hui, et encore une fois, la commission des lois du Sénat, a voté la suppression de cet article 21, qui limitait cet accès aux structures d'hébergement d'urgence.
Ce qui démontre, après l’affaire des tests d’ADN que Brice Hortefeux semble vouloir maintenir, que ce texte comporte des dispositions dangereuses et contraires aux valeurs de la République, et de sa notion universelle de fraternité.