Le maire de New York, Michael Bloomberg a appelé à ce moment de recueillement à Ground Zero, où s'érigeaient les tours jumelles, et où près de 3000 personnes ont trouvé la mort.
Le 11 septembre 2001, à cette heure là, un premier avion, le vol 11 d'American Airlines, s'écrasait contre la tour nord du World Trade Center, suivi d'un autre avion à 9H03 (15h03) contre la tour sud.
A 9H59 (15h59), la tour sud s'effondrait, suivie de sa tour jumelle à 10H29 (16h29). Des minutes de silence seront observés à chacun de ces moments lundi.
A travers tout le pays, une série d'hommages va être rendue aux victimes des attentats les plus meurtriers jamais perpétrés aux Etats-Unis.
Pendant ce temps, un jeune réalisateur de 22 ans, Dylan Avery, qui a été l’invité de Fox News , la chaîne TV pro-Bush, présente son film contestant la version officielle fournie par la Maison Blanche sur les attentats du 11 septembre 2001.
On a peine à le croire, et pourtant…
Le sergent de l’US Army Donald Buswell risque la dégradation et la cour martiale en raison de la rédaction de messages « déloyaux ». Pourtant, ayant participé à la guerre d’Irak, le sergent Buswell avait été blessé et avait reçu à ce titre la Purple heart, prestigieuse décoration militaire. Il était, depuis, analyste militaire au fort Sam Houston au Texas.
Son crime ?
Avoir envoyé un email dans lequel il s’interrogeait sur la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Dans un message en réponse à un spam portant sur le 11 septembre, le sergent Buswell a remis en cause la version officielle de l’attentat ayant touché le Pentagone et sur ce qui était arrivé au vol 93 qui s’est écrasé en Pennsylvanie. Il estimait qu’il fallait demander la création d’une nouvelle commission d’enquête indépendante prêt à examiner toutes les options possibles sur les évènements de ce jour.
Le lendemain, Donald Buswell découvrait qu’il n’avait plus accès à son bureau et qu’une enquête était ouverte sur lui. Interrogé sur ce point par la revue en ligne Iconoclast Online, le Colonel Green et le Major Escobar, à l’origine de la procédure disciplinaire n’ont pas commenté leur décision.
Dans le courrier envoyé par le sergent Buswell, il n’était nullement fait mention d’une complicité de l’US Army ou du gouvernement américain dans les attentats. Mais aujourd’hui, la simple évocation de doutes sur la version officielle des attentats du 11 septembre apparaît comme une trahison. Et même la présentation des échecs de la Coalition en Irak est jugée anti-patriotique.
Ainsi, le 29 août 2006, Donald Rumsfeld a critiqué la presse américaine, pourtant coutumière de l’autocensure, jugée trop défaitiste.
Le journaliste américain Christopher Bollyn a été séquestré à son domicile pendant six heures à Hoffman Estates, dans la banlieue de Chicago. Il a eté passé à tabac devant sa femme et ses enfants, le 16 août 2006.
Selon ses déclarations, ses agresseurs auraient été des policiers locaux.
Christopher Bollyn s’est fait connaître par ses articles contestant la version gouvernementale des attentats du 11 septembre et par ses enquêtes sur le groupe de Bilderberg.
Il publie dans American Free Press, un hebdomadaire pluraliste qui ouvre ses colonnes à tous les critiques du gouvernement fédéral, de droite comme de gauche.
Un nouveau sondage Scripps Howard/Ohio University décrit la compréhension des attentats du 11 septembre 2001 par l’opinion publique aux États-Unis.
12 % des États-uniens déclarent que le Pentagone n’a pas été touché par un avion de ligne, mais par un missile.
16 % des États-uniens déclarent que l’effondrement des Twin Towers n’a pas été causé par les avions qui les ont percutés, mais par des explosifs.
36 % des États-uniens déclarent que l’administration Bush est impliquée, activement ou passivement, dans la perpétration des attentats.
L’enquête de Zogby USA, effectuée entre le 12 mai 2006 et le 16 mai 2006, indiquait par ailleurs que :
42 % des États-uniens ne sont pas convaincus par les travaux de la Commission présidentielle Kean.
44 % des États-uniens pensent que George W. Bush a instrumentalisé les attentats pour partir en guerre.
45 % des États-uniens souhaitent la réouverture de l’enquête judiciaire.
Ces résultats appellent quelques remarques :
Dans l’ambiance nationaliste actuelle, il est difficile d’assumer publiquement des doutes sur le 11 septembre. Lorsque l’on demande aux sondés l’avis de leur entourage, ce qui permet d’attribuer à d’autres ses propres doutes, les chiffres augmentent d’environ 20 %.
La presse dominante déploie des trésors d’imagination pour expliquer ces résultats et les discréditer. En premier lieu, il est de bon ton d’expliquer que les thèses conspirationnistes se nourrissent de l’incapacité des gens à accepter l’horrible réalité (comme si attribuer les attentats au gouvernement était moins horrible) et du sentiment de leur impuissance (et oui, si vous ne voulez pas être impuissants, ne doutez pas). Alternativement, la presse dominante explique ces résultats par la perte de confiance dans l’administration Bush après la guerre d’Irak, voire la colère qu’elle suscite en continuant cette guerre (bref, ce n’est pas parce que Bush agit de manière détestable qu’il faut l’accuser en plus du 11 septembre).
Cependant les résultats des divers sondages comme les arguments évoqués ci-dessus montrent que les opinions des sondés correspondent à leur statut social. Ceux qui aspirent à faire partie de l’élite croient au complot islamique mondial et la mission des États-Unis de le terrasser ; ceux qui n’attendent rien du gouvernement fédéral croient au complot intérieur et à la nécessité de changer de régime...
Il est évident que ce processus n’est pas sans risques, et les dérives potentielles sont importantes notamment vers la désinformation, ne serait-ce qu’en raison de la facilité pour tout un chacun de manipuler des images ou des vidéos, d'un côté comme de l'autre...
Mais l’administration Bush est aussi responsable de l’entretien de cette thèse de la conspiration, par ses multiples mensonges et cachotteries.
Parfois, plus c’est gros, plus cela marche.
Sans compter que maintenant, l’industrie du cinéma hollywoodien s’en empare…
Néanmoins, ce phénomène est inéluctable et c’est à nous de trouver les garde-fous nécessaires pour minimiser ces dangers, car malgré tout, le monde a changé depuis ce jour...
C’est pourquoi il faut prendre le temps de regarder ce film jusqu’au bout pour se faire son opinion…