L'année 2006 n'a pas été propice aux dons. Les étudiants ne sont pas venus donner pour cause de CPE, la France entière s'est arrêtée durant un mois en raison de la Coupe du Monde de football; bilan : l'EFS manque de sang. La situation est chronique, comme chaque été, et pour tenter d'éviter la pénurie, une solution : venez donner votre sang...
Pour ne pas être inquiété par la pénurie, il faut que les centres de régulation puissent compter sur un stock de 7.000 poches de sang tous rhésus confondus. 7.000 poches pour répondre à l'usage courant : accident, opérations, traitements. Mais ce chiffre ne permet pas de faire face à un évènement imprévu. A Grenoble, par exemple, le centre ne compte actuellement que 5.000 poches et certains rhésus sont en sérieux déficit.
Chaque année, les régions françaises sont en déficit de sang, notamment Rhône-Alpes. Mais 2006 a été particulière. Le mouvement anti-CPE a empêché l'EFS de faire passer ses camions de lycées en facultés. Les portes sont restées closes près de deux mois... Jusque 500 poches furent perdues par semaines. Puis, il y a eu le foot et l'effet Coupe du Monde. Un donneur habituel peut également être fan de foot, deux données compatibles. Mais durant les matchs, les fans ont logiquement déserté les centre de dons. Et à présent, la chaleur fait son office. Les donneur ne se bousculent pas au portillon.
Pour pouvoir combler le manque et éviter que la pénurie ne s'aggrave, les donneurs habituels ont été appelés. Mais même un donneur peut prendre des vacances... Alors, il faut que chacun se mobilise, particulièrement les rhésus O- (négatif) pour aller faire don de sang, plaquettes ou plasma. Donner son sang n'est souvent pas un réflexe et la première fois relève généralement du hasard. Un camion de don se trouve sur votre passage et alors pourquoi ne pas s'y rendre. L'Etablissement Français du Sang est donc obligé d'organiser des actions ponctuelles et répétées pour faire le plein de nouveaux donneurs.
Si la piqûre n'est jamais un moment agréable, on peut être certains d'avoir fait un bon geste et les centres ne vous relâche jamais dans la nature sans vous avoir restauré.