Lionel Jospin : Le retour du retour, qui fera aimer l'adieu

Billet

Tel Eole, reclus dans les îles éoliennes, comme le fils d’Hippotas, Lionel Jospin déporté en son île de Ré daigne nous apporter ses vents éthérés au moulin des instants politiques.

gemmani-jospin.jpg Chaque élection doit - ou du moins devrait - être l’occasion de regarder dans le rétroviseur de l’histoire pour juger de l’action accomplie par celui ou celle qui demande le renouvellement de sa chance au mandat.

Sa principale oeuvre : la gauche plurielle ; cette drôle d’invention, (après l’invention de l’extrême droite par François Mitterand), ayant accentué les clivages internes en droitisant ses aspects par le culte du chef.

Une modernisation des institutions inachevée, l’échec de la loi sur le cumul des mandats, une craintive et timide réforme du mode de scrutin sénatorial et du Conseil supérieur de la magistrature, qui aurait parachevé l’indépendance de la justice, ou encore le nouveau statut de la Corse, dont la principale nouveauté, contestable est la dévolution de pouvoirs législatifs à l’Assemblée territoriale, s’étant elle même heurtée au Conseil constitutionnel. En économie : une politique peu redistributive ; un SMIC devenu un maquis social ; les 35 heures une catastrophe sociale et économique ; un échec majeur des mesurettes sur la grande pauvreté ; le gâchis républicain des lois sur l’immigration ; le chantier inachevé de la Justice…

Dans le monde Lionel Jospin déclare que le plein emploi est possible…

Etonnant qu’il ne l’ait pas fait auparavant, surtout quand on sait, comme lui, ce que c'est que gouverner, on n'ignore donc pas que ce plein emploi ne se décide pas uniquement au niveau politique ; et il le sait mieux que quiconque.

Bref, chez Lionel Jospin je n’ai rien vu de nouveau… comme d’habitude, pas trace de chaleur ni de coeur dans ces propos convenus, pas de programme, seulement des critiques faciles sans vrais fondements, en interne comme en externe, et surtout… aucune solution n'est proposée !

Notre pays n'est pas en déclin, comme Lionel Jospin aime à le déclarer dans la presse, il est en crise et en crise profonde.

Jospin est l'incarnation d'une gauche administrative, froide et impuissante, ayant facilité le terreau qui fut propice à la montée des extrémismes, de droite, certes à ses dépend, mais aussi à gauche ; une gauche embourgeoisée jusqu’à la moelle, spéculant sur les strates les plus défavorisés d’entre nous, qu’autour de cocktails mondains…

Il est plus que jamais temps de changer de génération politique.

La seule chose que je partage avec lui c‘est le portrait, plutôt bienséant, sur « le candidat qui fraie son chemin à droite »…

Dans ce balai de "j’y vais, j’y vais pas", "si on a besoin d’un coach providentiel, sachez qu’il n’existe que moi", il serait temps qu’il fasse par avance, une véritable thérapie avec de vrai praticien, plutôt que de le faire pendant et par le corps électoral…

La politique ne se résume pas au choix d'un candidat aux élections, c'est une manière de vivre.

Mais il est vrai qu'en matière de sottise, les meilleurs candidats ne se trouvent pas toujours dans les troupeaux de moutons.

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.