Billet

Rousseau disait que c’est la raison, qui replie l’homme sur lui-même ; c’est elle qui le sépare de tout ce qui le gêne et l’afflige ; que c’est par elle qu’il dit en secret, à l’aspect d’un homme souffrant, péris si tu veux, je suis en sûreté. »

La bêtise n’est pas l’adversaire de l’intelligence, mais plutôt de l’intranquillité.

La bêtise, c’est l’antalgique auquel on doit d’être indifférent aux souffrances d’autrui.

La bêtise ne pense pas, mais elle est indispensable. De la même façon que les hommes sans courage se cachent dans la foule pour crier avec elle, la bêtise – tout en n’épargnant personne - donne le sentiment de la sécurité.

Elle fait comme s’il suffisait d’avoir un toit pour être à l’abri , ou d’habiter dans une tour d’ivoire pour ne jamais mourir. Sous l’effet de la bêtise, l’intersubjectif devient l’interchangeable, l’intime devient l’impudique, l’insoumission devient l’institution. La bêtise s’impose quand la discussion capitule devant l’argument d’autorité, ou quand, à force de parler à tout le monde, celui qui parle n’a soudain plus rien à dire.

Tout cela pour traiter en définitif, de ces attitudes que peuvent avoir certains pseudos opposants flottant, se sentant obliger d’acoquiner systématiquement les personnes aux autres, quand elle n’on pas rejoint les intentions de ces mêmes individus.

Oui je rencontre et je converse voire même avec un très grand plaisir, parfois, en compagnie de ce que certains appellent « mes adversaires politiques ». Suis-je dans le péché ou le crime de less majesté en favorisant la valeur des êtres plutôt que de céder aux sirènes du sectarisme clanique, drainant une majorité médiocre autours de l’un ou de l’autre chef virtuel ou hypothétique, n’étant qu’à la recherche d’une récompense d’assiduité en cas de victoire, plutôt qu’inspiré par leur volonté d’apporter par leurs propres valeurs humaines et leurs facultés, leur pierre à l’édifice de notre société.

Doit-on absolument faire parti d’un camp au détriment d’un autre…

Moi aussi, j’ai ce souci d’appartenance, cette volonté d'incarner une volonté et des initiatives en travaillant au sein d’un groupe ; mais cette communauté, c’est la famille humaine, sans couleurs ni marquage ni aspect discriminant particulier.

Si nous voulons réellement construire dans le sens profond et étymologique qu’est la politique, il faut cesser ces associations des haines faisant presque toujours le fond des amitiés si précaires.

Prenons le risque que cette communauté - un jour, quelque part, et ce malgré les égo de chacun, d'une manière ou d'une autre – nous rende "commun".

Alors pour la tranquillité de ces tourmentés, ne voulant que mon bien, et dans ma volonté d’avancer en construisant pour le collectif, oui, je préfère être approché pas ces sois disant « adversaires », que poignardé par les mêmes soi disant « amis ».

Albert Einstein disait : « Il n'y a que deux choses infinies : l'univers, et la bêtise humaine. Mais je ne suis pas sûr de la première. »

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