Rendre une parcelle de Stendhal à Grenoble...

Billet

Les 570 pages autographes, estimées de 600.000 à 900.000 euros, ont été achetées, grâce au droit de préemption exercé par l'Etat au profit de la bibliothèque de Grenoble, pour un montant de 800.000 euros.

Le résultat de la vente des cahiers du journal de Stendhal, vont rejoindre le fonds de la bibliothèque municipale de Grenoble.

Le collectionneur de livres anciens Pierre Berès, 93 ans, avait décidé en 2005 de vendre sa collection personnelle de manuscrits originaux, éditions rares, amassés en 80 ans de carrière.

C'est l'un des plus importants ensembles de manuscrits précieux encore entre les mains d'un collectionneur privé qui a été dispersé mardi aux enchères à l'Hôtel Drouot.

Grâce à l'acquisition de ces cahiers, datant de 1805 à 1814 et dans lesquels le futur écrivain raconte notamment la retraite de Russie, l'intégralité du "Journal" sera ainsi reconstituée à Grenoble, où sont déjà conservés 16.000 feuillets du fonds Crozet à la bibliothèque municipale.

Ce document d'un intérêt patrimonial unique demeure dans notre pays et il sera prochainement consultable par le public sur internet, avec l'ensemble du patrimoine stendhalien - quasi-exhaustif en fonds manuscrits - conservé à Grenoble.

Une version corrigée et amplement remaniée de "La Chartreuse de Parme", annotée de la main de Stendhal, et qui devait également être mis aux enchères mardi, a quant à elle été offerte lundi à l'Etat par Pierre Berès.

Il est vrai que les 800 000 € évoqué m’ont fait dresser le peu d’excédent capillaire me restant, car j’ai toujours tendance à transposer ces sommes à d’autres préoccupations plus vitales, à d’autres enjeux plus désintéressés, mais dans ce jeu de vente aux enchères, il était malgré tout nécessaire que ces écrits et d’un reste en France et de deux reviennent à Grenoble…

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