Alors que la direction de STMicroélectronics vient d'annoncer un plan de suppression de 1500 postes dans le monde (dont 430 en France), la Région Auvergne-Rhône-Alpes reste étonnamment silencieuse. Pourtant, la filière microélectronique rhônalpine concerne, sur le bassin grenoblois notamment, plus de 6000 emplois directs et quatre fois plus d'emplois indirects. Ce poids économique et social n'est-il pas suffisant pour que Laurent Wauquiez ne se préoccupe de cette question ?
Le 18 janvier dernier, le chef de l'Etat a annoncé un plan d'urgence contre le chômage. Quelles que soient les positions politiques des uns et des autres, il est du devoir des élus de la République de se mobiliser collectivement pour que, chacun dans ses compétences, l'action soit coordonnée et efficace. C'est du moins le minimum qu'on peut attendre de l'éthique de responsabilité d'un exécutif régional.