Une alerte portée par les habitants
Depuis plusieurs semaines, j'ai été sollicité par des habitants, des professionnels de santé et des représentants de l'Union de quartier Malherbe au sujet de la dégradation préoccupante de l'accès aux soins dans les quartiers Malherbe et Teisseire.
Le constat est partagé : médecins qui partent sans être remplacés, difficultés à trouver un médecin traitant, cabinets saturés, renoncements aux soins…
Une réalité qui touche désormais de nombreux quartiers populaires urbains.
Une désertification médicale qui gagne les villes
Depuis près de dix ans, j'alerte sur ce sujet.
La désertification médicale ne concerne plus seulement les territoires ruraux.
Les villes aussi se fragilisent, alors même qu'elles accueillent de nombreux habitants des territoires ruraux et périurbains venus y consulter.
Lorsque l'offre de soins recule en milieu urbain, c'est tout un bassin de vie qui est impacté.
Les travaux de la DREES confirment d'ailleurs une dégradation de l'accès aux médecins généralistes et un creusement des inégalités territoriales de santé.
Construire une réponse collective
En tant que conseiller régional, j'ai donc saisi la Région, mais aussi la Ville de Grenoble et Grenoble-Alpes Métropole, afin d'encourager une réflexion commune autour de la création d'un véritable pôle de santé de proximité.
Plusieurs implantations pourraient être étudiées, notamment autour de la Villa Médicis ou de l'ancienne école Gérard Philippe.
J'ai reçu une première réponse du président de la Région.
Elle n'est pas un refus.
Au contraire, elle confirme que la Région peut accompagner un tel projet s'il est construit collectivement et répond aux critères de son dispositif.
C'est une ouverture qu'il faut désormais concrétiser.
Faire travailler toutes les bonnes volontés
J'attends désormais les retours de la Ville de Grenoble et de Grenoble-Alpes Métropole.
Je sais que des réflexions existent déjà localement, mais n'étant pas associé à ces travaux, je n'en connais ni le contenu ni l'état d'avancement.
C'est dommage.
Sur un enjeu aussi fondamental que l'accès aux soins, toutes les bonnes volontés devraient pouvoir contribuer.
Les habitants n'attendent pas des logiques de chapelle.
Ils attendent des solutions.
C'est ensemble que nous pourrons préserver un accès aux soins digne, durable et de proximité pour toutes et tous.
L'accès aux soins ne devrait jamais dépendre du quartier dans lequel on habite. Face à la désertification médicale, la responsabilité publique est de rassembler les énergies plutôt que de les disperser.
💬 Laissez un commentaire
0 commentaire(s)✨ Ajouter un commentaire
✏️ Écrire un commentaire