Développement local
Une parole vive pour penser le présent, nommer les faits et imaginer demain.
Notre collectivité soutient financièrement des projets portés par les communes et les intercommunalités du territoire, mais trop souvent sans critères clairs, sans transparence et sans vision d’ensemble.
La Région agit parfois comme un simple sponsor institutionnel, apposant son logo bien en vue, sans toujours construire une politique cohérente et équitable au service de tous les territoires.
Une politique ambitieuse d’aménagement du territoire permettrait de faire de la Région le bras armé de la transition écologique.
Nous pourrions donner la priorité aux projets qui visent à économiser l’énergie, à rénover les bâtiments publics, à réduire la consommation d’eau, à limiter les déchets et à offrir une alimentation saine et locale dans les cantines.
Mais au lieu de cela, l’argent régional a trop souvent été distribué au coup par coup, au gré de calculs politiques. Ce système a créé de fortes disparités entre territoires comparables et fragilise le développement équilibré de la Région.
L’ancien Président de Région a été maire d’une de ces villes. Sauriez-vous reconnaître laquelle ?
Aurillac : 1 605 €/hab
Le Puy-en-Velay : 3 157 €/hab
Annonay : 1 151 €/hab
Moulins : 1 273 €/hab
La Région prend parfois des engagements financiers sans les honorer. Les communes, les lycées et les associations comptent sur ces subventions pour mener leurs projets, mais elles ne sont pas toujours versées.
En octobre 2022, les Présidents des quatre Métropoles du territoire ont dénoncé le fait que la Région leur devait 70 millions d’euros.
Sur les fonds FEDER, le retard est également lourd : près de 5,7 millions d’euros n’avaient pas été versés dans le cadre de la programmation en cours, plaçant de nombreux maires dans une situation de grande incertitude.
L’un des axes mis en avant dans la politique d’aménagement du territoire est la sécurisation des communes, des zones d’attractivité, des gares, des trains et des lycées.
Or, bien que ce ne soit pas une compétence régionale centrale, l’exécutif a fait le choix de miser largement sur la vidéosurveillance, transformant la collectivité en véritable centrale d’achat de matériel sécuritaire.
Nous appelons la Région à investir davantage dans la présence humaine, car l’humain restera toujours plus efficace que des caméras.
12 000 caméras déployées sur le territoire régional
À Saint-Jean-de-Chevelu : 34 caméras pour 800 habitants
300 000 € pour installer 16 caméras aux abords de la RN 88
Un territoire se développe durablement quand l’équité guide les choix, pas quand l’affichage remplace la vision.
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