Né le 20 février 1971 à La Tronche, en Isère, Stéphane Gemmani grandit dans l’agglomération grenobloise, dans un environnement populaire où le travail, la solidarité et la dignité ne sont pas des mots, mais des réalités vécues. Fils de commerçants, il est très tôt confronté à la vie concrète, mais aussi à ce qui se joue en silence : la fragilité des parcours, les inégalités, les invisibles.
Enfant unique, il construit un rapport singulier au monde, marqué par l’absence et la nécessité de créer du lien. Cette expérience intime nourrit un engagement profond : ne jamais laisser quelqu’un seul face à l’épreuve.
À 19 ans, en 1990, il crée le Samu social de Grenoble. Ce choix fondateur devient un cap. Pendant plus de vingt-cinq ans, il mène des maraudes, structure des dispositifs d’urgence et participe à faire émerger une réponse locale face à la grande précarité. Cette action de terrain lui donne une connaissance directe des réalités sociales, de l’hébergement d’urgence à l’accès aux droits, de la santé des publics vulnérables à l’accompagnement des situations d’exclusion.
En 2017, cet engagement est reconnu par la remise de l’Ordre national du Mérite par le docteur Xavier Emmanuelli.
Parallèlement, il construit un parcours professionnel ancré dans le réel. Commerçant à la Halle Sainte-Claire, chef d’entreprise, accompagnateur vers l’emploi de personnes en situation de handicap, cadre territorial dans le domaine de la santé, conseiller à Pôle emploi, puis, à partir de 2015, conducteur de transport public. Il exerce toujours aujourd’hui ce métier, au contact quotidien des habitants, fidèle à un choix assumé : ne pas se couper du réel.
Son engagement politique s’inscrit dans cette continuité. En 2002, il rejoint Corinne Lepage et s’investit au sein de Cap 21, dont il deviendra vice-président et porte-parole. Il cofonde également le Rassemblement Citoyen, avec la volonté de dépasser les clivages et de rassembler.
Élu conseiller municipal de Grenoble en 2008 aux côtés de Michel Destot, il est chargé du handicap, de l’accessibilité, de la prévention et de la préconisation sociale jusqu’en 2014. Il y mène des politiques concrètes d’inclusion, contribuant à positionner Grenoble parmi les villes les plus engagées en matière d’accessibilité.
Depuis 2015, il est conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. Engagé dans l’opposition, aux côtés notamment de Jean-Jack Queyranne puis dans le groupe conduit par Najat Vallaud-Belkacem, il défend une ligne de gauche républicaine, sociale, écologiste et laïque, attachée à la justice sociale autant qu’à la responsabilité publique.
Candidat aux élections législatives de 2022 et 2024, il porte une parole ancrée dans le réel, refusant les postures et les simplifications.
Son engagement s’étend également à des combats de fond. Il agit de longue date contre les violences faites aux enfants et la pédocriminalité, convaincu que la protection de l’enfance constitue un socle non négociable. Il porte également une réflexion sur la fin de vie et le droit de mourir dans la dignité, qu’il considère comme une question majeure de liberté et d’humanité.
À travers l’ensemble de son parcours, une ligne se dessine clairement : celle d’un engagement fidèle, construit dans la durée, au contact du réel, loin des logiques de posture.
À l’intérieur, sans jamais perdre le fil du terrain...